Il y en moi une volonté de savoir qui prime la volonté d'être heureuse. Je ne pourrais jamais être heureuse en fermant les yeux.
L’horreur de ma vie, c’est la solitude. Parce que je suis une infirme. Je ne puis pas joindre les autres, jamais. De là, ces intoxications par un sentiment, et ces débauches de matière spirituelle.
Ce qui m'est terrible ,ou du moins ,ce qui m'est inacceptable, ce n'est pas mourir. Ce qui est terrible ,c'est de mourir avec l'√Ęme que j'ai eu ces temps-ci , une √Ęme qui n'est que r√©volte, qu'horreur, que refus, qui ne pardonne pas, qui ne peut pardonner.
Mon corps est trop étroit pour moi, et l'air n'y entre pas assez pour que je parle. L'univers est plein de personnes qui respirent, qui respirent, et qui n'ont rien à dire. Je veux sortir. Je n'aurai pas le temps. Je nage à contretemps. Mais le temps est tari.
‚Üď

J'ai découvert Catherine Pozzi, il y a quelques années:la plus bergeracoise de nos femmes de lettres françaises et j'ai décidé en toute modestie de lui rendre hommage via un site internet, afin de donner à tout un chacun l'envie de la découvrir et de la lire.
Me contacter...

Catherine Pozzi et Paul Valery